La Forme du Temps


par Doris Kareva - présenté par l'Ambassade d'Estonie

Bibliothèque Sainte-Geneviève - La Réserve, 10 place du Panthéon, 75005 Paris à 18h, 19h, 20h, 21h et 22h


Nuit de la littérature - Soren Urlik Thomsen

En langue originale: Aja kuju

Traduction: Antoine Chalvin, Jean-Luc Moreau

Année de parution: 2016

Édition: Delatour France

Extraits lus par: Antoine Chalvin

RÉSUMÉ

Une sélection de poèmes considérés comme les plus représentatifs de l’oeuvre de cette poétesse. Son évocation des sentiments amoureux se dote d’une dimension métaphysique atténuée par la musicalité formelle de ses textes.

Extrait :

En français

"Si l´on ne doit parler qu´une fois

La responsabilité est si grande

Qu´aucun mot ne semble mériter d´être dit

Si on ne doit vivre qu´une foisL´occasion est si grande

Que l´on se fige

Et qu´on la laisse passer en silence".

(Traduction AC)

En langue originale

"Kui kõnelda üksainus kord,

on vastutus nii suur,

et ükski sõna

ei näi väärt,et öelda.

Kui elada üksainus kord,

on võimalus nii suur,

et tardudning

ta tummalt lased mööda".


Nuit de la littérature - Ficep - Miroir ébranlé

BIOGRAPHIE DE L'AUTEURE

Doris Kareva, née à Tallinn en 1958, s’inscrit dans une longue lignée de femmes poètes qui, à différentes époques ont marqué de leur empreinte la poésie estonienne, depuis Lydia Koidula (1843-1886), jusqu’à Betti Alver (1906-1989), en passant par Anna Haava (1864-1957) et Marie Under (1883-1980). Ces rapprochements se justifient non seulement par l’importance de l’œuvre et par son succès, mais aussi par une filiation littéraire certaine, indiquée notamment par une thématique commune, la thématique sentimentale et amoureuse, dont Doris Kareva fournit toutefois un traitement légèrement différent. /…/

Parallèlement à son œuvre poétique, Doris Kareva a participé activement à la vie littéraire et culturelle estonienne. De 1992 à 2008, Doris Kareva a été secrétaire générale de la commission nationale estonienne de l’UNESCO. À ce titre, elle a déployé des efforts importants pour soutenir de nombreux projets culturels, à Tallinn comme dans le reste de l’Estonie, dans un contexte particulièrement difficile pour ce genre d’entreprises. Des poèmes ou des essais de Doris Kareva ont été traduits et publiés dans une vingtaine de langues, dont l’anglais, l’allemand, le russe, l’espagnol, l’italien, le finnois, le hongrois, le slovène, le grec, l’hébreu, le bengali, le hindi, le thaï.

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